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Après la répétition calamiteuse de la semaine précédente, puis une générale somme toute assez correcte, voici venu le Grand Soir du concert printanier.
Salle à moitié pleine. Bons mots du Président : l'entreprise HMS embauche … ( Fidélisons les membres actuels à défaut de recruter ). Mais place à la musique qui nous capte corps et âmes en cet
instant fatidique du départ . Silence. Premier coup de baguette : les vents sont lâchés pour une Marche du Future bien entraînante … Il faut entrer dans la musique dès le début,
faire corps avec la masse orchestrale , avec mes doigts un peu tremblotants qui se délient peu à peu. Les clarinettes prennent la mélodie. Signe suggestif du Chef : ne pas crier ni beugler !
Il faut se retenir, écouter, ne pas tout donner au début.
Après cette épreuve du feu assez légère cela se corse avec Carmen, un des " thèmes les plus joués au monde ": mélodie supermarché que le public connaît par cœur. Je loupe des notes, qu'importe,
l'important est d'accrocher le tempo d'enfer. Le brave public anticipe la fin du morceau pour applaudir. Je profite de cette pause inespérée pour reprendre mon souffle avant la fin en apothéose .
Ouf ! C'est fait.
Retour au calme avec Nessun Dorma ( il est vrai que notre Chef aime par-dessus tout l'opéra ) et Villia.J'ai vu quelques spectateurs piquer du nez, la chaleur ambiante de la salle aidant. Alors
fut-il judicieux de programmer deux morceaux lents successifs ? Je verrais bien démarrer un concert piano pour installer l'ambiance et ensuite continuer crescendo …
Enfin pour finir le set, place au jeune chef qui sait se faire attendre ( dernières recommandations du Maître ? ). Sa fougue juvénile nous emporte vers la planète Utopia dans un style de direction
très mouvementé et un tempo élastique. Visiblement Mathieu prend son pied et joue de l'orchestre comme si c'était son nouvel instrument. Fin de la première partie : il est temps que mes lèvres se
reposent …
Nouveau départ en douceur avec un passo : le chef nous exhorte à plus de légèreté, la chose la plus difficile pour un orchestre d'harmonie c'est de prendre son envol !
Mais place au point culminant du concert : le très chaleureux El Vollador, un défi, le cauchemar des musiciens amateurs que nous sommes, avec sa polyrythmie, ses alternances de 6/8 et 3/4 ses
changements de tonalité. J'ai perçu quelques approximations, quelques petits flottements, mais somme toute HMS s'en est sorti dignement ! Je me suis régalé à entendre sonner les trompettes dans
certains passages : de vrais Mariachis ! Manquaient juste quelques chapeaux et une belle Mexicaine …
Merci au chef de nous avoir déniché cette pépite. Nous devrons reprendre cette pièce pour la jouer plus détendus. Je propose de l'ajouter à notre répertoire permanent.
Zorro est passé comme une lettre à la poste et bravo les percus pour Africa !
Jouer Klezmer est toujours un vrai plaisir, surtout la version "66" dans une course poursuite avec le chef ! Je ne savais pas qu'il pouvait courir aussi vite !
A l'issu du concert j'ai sondé quelques personnes parmi le public : trois étoiles pour El Vollador, Carmen et Utopia, deux étoiles pour African et la Marche …
Le vin blanc fût bon, mais à quand une bonne bière pression qui désaltère ?
Gabriel
Commentaire n°1
posté par
GABRIEL K
le 13/06/2010 à 10h09
Salle à moitié pleine. Bons mots du Président : l'entreprise HMS embauche … ( Fidélisons les membres actuels à défaut de recruter ). Mais place à la musique qui nous capte corps et âmes en cet instant fatidique du départ . Silence. Premier coup de baguette : les vents sont lâchés pour une Marche du Future bien entraînante … Il faut entrer dans la musique dès le début,
faire corps avec la masse orchestrale , avec mes doigts un peu tremblotants qui se délient peu à peu. Les clarinettes prennent la mélodie. Signe suggestif du Chef : ne pas crier ni beugler !
Il faut se retenir, écouter, ne pas tout donner au début.
Après cette épreuve du feu assez légère cela se corse avec Carmen, un des " thèmes les plus joués au monde ": mélodie supermarché que le public connaît par cœur. Je loupe des notes, qu'importe, l'important est d'accrocher le tempo d'enfer. Le brave public anticipe la fin du morceau pour applaudir. Je profite de cette pause inespérée pour reprendre mon souffle avant la fin en apothéose . Ouf ! C'est fait.
Retour au calme avec Nessun Dorma ( il est vrai que notre Chef aime par-dessus tout l'opéra ) et Villia.J'ai vu quelques spectateurs piquer du nez, la chaleur ambiante de la salle aidant. Alors fut-il judicieux de programmer deux morceaux lents successifs ? Je verrais bien démarrer un concert piano pour installer l'ambiance et ensuite continuer crescendo …
Enfin pour finir le set, place au jeune chef qui sait se faire attendre ( dernières recommandations du Maître ? ). Sa fougue juvénile nous emporte vers la planète Utopia dans un style de direction très mouvementé et un tempo élastique. Visiblement Mathieu prend son pied et joue de l'orchestre comme si c'était son nouvel instrument. Fin de la première partie : il est temps que mes lèvres se reposent …
Nouveau départ en douceur avec un passo : le chef nous exhorte à plus de légèreté, la chose la plus difficile pour un orchestre d'harmonie c'est de prendre son envol !
Mais place au point culminant du concert : le très chaleureux El Vollador, un défi, le cauchemar des musiciens amateurs que nous sommes, avec sa polyrythmie, ses alternances de 6/8 et 3/4 ses changements de tonalité. J'ai perçu quelques approximations, quelques petits flottements, mais somme toute HMS s'en est sorti dignement ! Je me suis régalé à entendre sonner les trompettes dans certains passages : de vrais Mariachis ! Manquaient juste quelques chapeaux et une belle Mexicaine …
Merci au chef de nous avoir déniché cette pépite. Nous devrons reprendre cette pièce pour la jouer plus détendus. Je propose de l'ajouter à notre répertoire permanent.
Zorro est passé comme une lettre à la poste et bravo les percus pour Africa !
Jouer Klezmer est toujours un vrai plaisir, surtout la version "66" dans une course poursuite avec le chef ! Je ne savais pas qu'il pouvait courir aussi vite !
A l'issu du concert j'ai sondé quelques personnes parmi le public : trois étoiles pour El Vollador, Carmen et Utopia, deux étoiles pour African et la Marche …
Le vin blanc fût bon, mais à quand une bonne bière pression qui désaltère ?
Gabriel